Thorgal #6 - La chute de Brek Zarith
J'ai recemment repris la lecture de Thorgal dans son intégralité (Journal de la semaine #2106) et j'en suis arrivé cette semaine au sixième tome : La chute de Brek Zarith.

J'aime beaucoup cet album. Il démarre directement à la suite du tome 5 [^1] où l'on découvre Shardar, le roi de Brek Zarith, qui s'adonne à une expérience scientifique en balançant l'un de ses barons, affublé d'ailes d'oiseau, du haut de sa forteresse.
Les personnages sont hauts en couleur et représentent bien la décadence de cette société qui se met à genoux devant son tyran : les nobles sont vains et ridicules dans leurs atours pour plaire au monarque.
C'est également l'album où on découvre Jolan pour la première fois, et on se rend immédiatement compte que ce petit bonhomme a des pouvoirs exceptionnels - raison pour laquelle Shardar le garde captif.
J'aime également beaucoup le dialogue de fin, qui, finalement, dépeint Thorgal comme un anarchiste au grand cœur. C'est peut-être bien pour ça que j'affectionne particulièrement cette bande dessinée.
Galathorn : Pour aller où? Je te supplie de réfléchir, Thorgal, je ne te demande pas de servir un tyran comme Shardar. J'ai retrouvé mon trône légitime et je veux être un roi juste.
Thorgal : Juste? Légitime?
Comment peut-il être légitime qu'un homme règne sans partage sur d'autres hommes? Qu'importera à tes sujets d'avoir changé de maître?... Ils ne seront jamais que des sujets.
[^1] Au delà des ombres, sans doute mon album préféré, j'en ai un poster de 90x60cm dans mon bureau
Tags: lectures, bande-dessinée
Journal de la semaine #2106
Lectures intéressantes en ligne
La mienne n'est pas l'icônique Casio F-91W (j'ai une W-219H), mais je ressens la même chose vis à vis de cet objet : ma montre me donne l'heure, et ne me demande rien.
J'ai pourtant eu toutes sortes de montres au fils des ans, dont certaines smartwatches relativements chères, mais j'ai fini par me lasser de toute. Trop de distraction, trop de maintenance, trop peu de batterie.
Ma Casio a coûté trois francs et six sous (de manière plus réaliste, environ 35€, a peine le dixième d'une smartwatch moderne) et elle est parfaite : elle me laisse tranquille, je ne me soucie pas de l'état de sa batterie, elle ne réclame pas mon attention à chaque minute de la journée et, quand mon intention est de savoir l'heure, je ne tombe pas dans un engrenage infini de notifications.
J'ai souvent râlé sur la nécessité d'avoir une app pour tout [1], spécialement quand ladite app n'apporte rien à l'expérience offerte par un simple navigateur web.
Récemment j'ai lu l'histoire d'un fan de baseball de 81 ans qui n'a pas pu acquérir de ticket pour assister aux matches de son équipe préférée. L'homme n'a qu'un flip phone, et depuis cette saison, l'équipe ne fourni plus de ticket papier - source.
On peut choisir d'y voir une évolution et se dire qu'il faut vivre avec son temps, mais j'y vois surtout un moyen d'extraire encore et toujours plus de profit.
Une app est une boîte noire qu'on installe sur son téléphone : on ne sait pas trop ce qu'elle contient en plus de ce qu'on y cherche. En installant Instagram, on cherche à se divertir en regardant des reels, mais pendant ce temps, Meta collecte des centaines de points de données sur qui ont est, où on est, ce que l'on veut ou pire, ce que l'on ne sait pas encore que l'on veut.
Cette sensation d'être fliqué H24 me met mal à l'aise, et même si j'ai déjà flirté avec l'idée de tout balancer et de reprendre un dumbphone, je sais que ce n'est là qu'un doux rêve inacessible : certaines opérations du quotidien sont d'ores et déjà difficile à accomplir sans app, et ça ne fera que s'empirer à l'avenir.
Musique
Don't tell me to breathe, Alexis Jordan
Lectures
Loch Noir, Peter May
J'ai adoré retrouver Fin McLeod dans une nouvelle enquête, toujours dans le même décor : les Hébrides extérieures.
Les personnages ont évolué avec leur temps et cette nouvelle histoire et dans la lignées des trois précédentes : le fils de Fin est accusé d'un meurtre et ce dernier doit repartir sur l'île de Lewis pour tenter de l'innocenter.
L'histoire se déroule sur le même tempo que j'apprécie tellement : l'auteur jongle en permanence entre le présent et le passé des personnages pour faire avancer l'intrigue.
Neige, Maxence Fermine
Neige est bien loin de mes lectures habituelles, mais j'ai beaucoup apprécié. L'histoire raconte la vie d'un jeune japonais qui veut devenir poète contre l'avis de son père. Je n'en dirais pas plus, ça se lit très vite.
Thorgal
J'ai décidé de reprendre la lecture complètes de la série Thorgal. J'ai été un lecteur très assidu jusqu'aux environs du tome 25, après quoi j'ai continué d'acheter les suites mais sans la même assiduité.
- La magicienne trahie
- L'île des mers gelées
- Les trois vieillards du pays d'Aran
- La galère noire
- Au-delà des ombres
Yoga, une histoire-monde, Marie Kock
Le yoga n'est pas toujours ce qu'on croit, et ne se limite pas uniquement à la version édulcorée services sur les réseaux sociaux depuis quelques années.
Son odeur après la pluie, José Luis Manuera
Après avoir lu le roman de Cédric Sapin-Defour il y a quelques semaines, je suis tombé sur cette version graphique dans les rayons du Club.
L'essence de l'histoire est bien respectée, et les dessins sont magnifiques.
QI, Christina Dalcher
Cette lecture partait pourtant bien : une société dystopique ou l'intelligence (le score Q) détermine votre contribution à la société et votre valeur dans celle-ci. Typiquement le genre de lecture que je peux engloutir avec plaisir.
Malheureusement je suis resté sur ma faim et j'ai du me forcer pour en terminer la lecture. J'ai trouvé que l'autrice avait survolé beaucoup trop de thèmes - le parallèle avec les jeunesses hitlériennes évoqué par la grand-mère aurait pu être développé bien plus qu'il ne l'a été - et que la fin était tout simplement bâclée.
Tags: weeklog, ia, rails, lectures